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1917, l'année des chars
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Batailles


1917, l'année des chars


Batailles n°25
Histoire & Collections
Format : 23 x 30 cm
Décembre 2007 - 82 pages
6.50 €
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A l'occasion du 90e anniversaire de la bataille de Cambrai, ce numéro de Batailles est entièrement consacré aux combats livrés pendant l'été et l'automne 1917. Il s'agit d'une véritable période charnière dans l'histoire de la Première Guerre mondiale. Après l'échec de l'offensive du Chemin des Dames d'avril et mai 1917, l'armée française a connu une période difficile durant laquelle les cas d'indiscipline se sont multipliés. Le général Pétain, appelé en remplacement de Nivelle, parvient à juguler la crise des mutineries, grâce à une politique très stricte à l'encontre des meneurs, mais surtout en améliorant de façon très sensible le sort des combattants : amélioration de l'ordinaire, accélération du rythme des permissions (les trains de permissionnaires ont d'ailleurs priorité absolue sur tous les autres convois ferroviaires). Pétain se rend auprès de tous les corps de troupes. Le calme revient donc dès le mois de juin 1917. Mais, et on ne le souligne pas assez, le vrai moment de vérité est celui de la reprise des combats. Comment l'armée française va-t-elle réagir lorsqu'elle sera à nouveau envoyée à l'assaut des lignes ennemies, plus formidables que jamais ? La réponse se trouve dans ces pages, avec deux articles sur la deuxième bataille de Verdun, en août 1917 et un sur la bataille de la Malmaison, en octobre. Ceci permet de bien appréhender l'importance des offensives à objectifs limités du général Pétain. Elles rétablissent de façon définitive la confiance de l'armée française. Pendant que l'armée française panse ses plaies, les Britanniques se lancent dans une série d'offensives de grande envergure. Haig a dit après coup qu'elles avaient été dictées, au moins en partie, par la nécessité de soulager l'armée française. En fait, et les réunions du comité de guerre britannique le montrent de façon éclatante, Haig est persuadé que l'armée allemande est au bord de la rupture et qu'il suffit de la frapper de façon répétée pour qu'elle s'effondre. Il obtient, non sans mal, du Premier ministre Lloyd George, d'autoriser une offensive en Belgique, à Ypres, en promettant de l'arrêter si elle n'obtenait pas les succès escomptés. Lancée le 31 juillet 1917, elle s'enlise pendant des semaines et ne s'achève qu'en novembre pour une avance qui dépasse à peine cinq kilomètres, acquise par la perte de 220 000 hommes. A Cambrai, la Third Army, qui s'élance le 20 novembre 1917 avec plus de 400 tanks, soulève une vague d'espérance sans précédent. Cette bataille préfigure les combats de l'année suivante car les Alliés vont généraliser en 1918 l'emploi des chars et parce que les Allemands, lors de leur contre-attaque du 30 novembre, vont utiliser les mêmes tactiques que celles de leurs offensives du printemps. Mais cet assaut massif de chars ne se reproduira en fait que lors de la Seconde Guerre mondiale.


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