Des millions de cartes, françaises, allemandes, anglaises, russes... Un aller-retour quotidien entre le front et l'arrière qu'on vit au jour le jour, comme dans un film. La caserne, les troupes en marche, la soupe des tranchées, les villes détruites, l'exode civil, la victoire. Mais jamais de morts, si peu de blessés. Propagande ou censure, la carte postale est l'un des premiers outils de ce qu'on appellera plus tard l'action psychologique. L'effet est un peu gros, le cliché souvent naïf. On en sourit parfois. Mais c'est notre mémoire qu'on nous tend. Regardez-vous dans ce miroir d'un monde si proche. Qui s'y reconnaîtra demain ?