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J'y étais ! Un peintre dans la Grande Guerre
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Littérature / Romans


J'y étais ! Un peintre dans la Grande Guerre


Jean Veber
Editions Italiques
Format : 21 x 15 cm
2005 - 303 pages
ISBN 2-910536-64-5
22.00 €
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Peintre, graveur et illustrateur, Jean Veber (1864-1928) est connu comme l'un des plus talentueux et virulents caricaturistes de "L'Assiette au beurre". Mais sa célébrité artistique aura peut-être maintenu dans l'ombre une personnalité hors du commun, dont les lettres de guerre réunies ici témoignent. En effet, en 1914, Jean Veber a 50 ans. Son âge, sa notoriété, ses relations pourraient le dispenser de revêtir l'uniforme. Il pourrait aussi, comme tant d'autres, rejoindre la phalange des propagandistes planqués. Il n'y songe pas un instant. Fervent patriote mû par un profond sentiment de solidarité nationale et populaire, il remue au contraire ciel et terre pour s'engager et se faire affecter dans une unité combattante. Son courage, sa fermeté et son abnégation au feu lui vaudront des citations prestigieuses, l'admiration de ses chefs, et des galons qu'il n'a jamais recherchés. Au début, le commandement préférera employer son expérience d'"ancien" à des tâches plus obscures en apparence, mais d'une importance capitale : la formation, à quelques lieues de la ligne de front, des jeunes classes. Jean Veber s'y consacrera avec une passion, une conviction et aussi une tendresse dont sont empreintes les lettres qu'il écrit à sa femme. Beaucoup de témoignages de l'époque évoquent le quotidien des Poilus en 14-18. Très peu donnent une idée exacte de cette période clé que fut, pour tout soldat, l'apprentissage de la guerre. Ces textes réparent une lacune. Ils ont aussi pour prix de nous montrer l'extraordinaire diversité du peuple français : Jean Veber a le don de camper en quelques mots ceux qu'il appelle affectueusement ses "petits soldats" : "Chaque homme est un roman vivant", écrit-il, et c'est bien le roman du peuple français, du paysan taciturne au gars de Belleville à l'esprit délié, en passant par l'acrobate de l'Alhambra ou le cuisinier corse, que racontent les lettres de Jean Veber. [...]


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